Dangerosité des e-cigarettes

4 substances cancérigènes découvertes dans
la vapeur des e-cigarettes

 

 

Vapoter présente des dangers

Petit coup de tonnerre dans le monde des vapoteurs : une étude japonaise vient de
mettre en évidence la présence de substances cancérigènes dans la vapeur de e-cigarette.

Avant de s’envoler en fumée, les liquides des cigarettes électroniques représentent
un danger d’empoisonnement Crédit : SERGE POUZET/SIPA
JAPON.

Un rapport de l’Institut national de la santé publique japonais remis jeudi 27
novembre 2014 au ministère de la Santé alerte sur la découverte de quatre
substances reconnues comme cancérigènes dans la vapeur des cigarettes
électroniques.

Selon l’étude menée par des chercheurs japonais et présentée dans ce rapport, les
vapeurs de cigarettes électroniques contiendrait au moins quatre substances
cancérigènes. Très variables, les concentrations de ces produits chimiques ont
parfois dépassé celles de la fumée de cigarette traditionnelle.

Si le document remis au ministère de la Santé japonais n’offre aucune conclusion
définitive, il ressort que les vapeurs absorbées contiennent entre autres du
formaldéhyde, un composé aussi appelé formol connu pour favoriser les
cancers, de l’acroléine, du glyoxal (ou éthanedial) ou encore du méthylglyoxal.
Une concentration 10 fois supérieure aux cigarettes “classiques”.

“Les taux varient grandement d’une marque à l’autre et même pour une même
marque d’un échantillon à l’autre”, ont souligné les chercheurs qui ont mesuré les
concentrations de ces différentes substances pour cinq marques (non citées) de
cigarettes électroniques.

“Pour une des marques analysées, l’équipe de recherche a trouvé un niveau de
formaldéhyde qui a atteint jusqu’à plus de dix fois celui contenu dans une
cigarette traditionnelle”, a expliqué le chercheur Naoki Kunugita qui a dirigé l’étude.

FORMALDÉHYDE. Depuis 2004, le formaldéhyde est classé par le Centre
international de recherche sur le cancer (CIRC) comme “substance cancérogène
avérée pour l’homme”. En effet, cette substance chimique la capacité de se lier à
l’ADN et d’endommager ainsi le matériel génétique des tissus de l’organisme
exposés. À fortes doses, l’irritation chronique que le formaldéhyde provoque induit une
régénération cellulaire propice à l’apparition de cellules tumorales.

Attention toutefois, car les chercheurs admettent que les taux de formaldéhyde
mesurés ne sont pas constants : “Il varie au cours de l’expérience et s’élève
particulièrement en cas de surchauffe du fil résistif intégré (cf. vidéo ci-dessous)”,
précise le chercheur. L’étude ne dit pas que la cigarette électronique est un
dispositif cancérigène, mais que des substances cancérigènes ont pu être retrouvées
dans la vapeur de certains liquides. Entre les deux, il y a un pas qui est encore loin
d’être franchi.

Les tests ont été réalisés avec une machine qui effectue à chaque fois une série
identique de 15 bouffées, à dix reprises, avec la même cartouche, avec des pauses.
Le rapport de l’Institut national de la santé publique a été remis au ministère japonais
de la Santé qui se demande, à l’instar de ses homologues d’autres pays, dans quelle
mesure il est nécessaire de réguler l’usage des cigarettes électroniques sans
nicotine employant des liquides parfumés.

Même si au Japon les vapoteurs sont moins visibles que les fumeurs traditionnels et
les boutiques spécialisées bien moins nombreuses que dans les pays occidentaux,
la transition du tabac vers la vapeur est un phénomène croissant qui oblige les
autorités à s’en préoccuper.

Source : http://www.sciencesetavenir.fr/sante/20141127.OBS6361/4-cancerigenesdecouverts-dans-la-vapeur-d-e-cigarette.html

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